Les étudiant(e)s qui ont été initiés à la question de l’Être

Lors de la première rencontre avec mes étudiants dans le cours Philosophie et rationalité, je leur annonce d’entrée de jeu que la problématique de fond qui nous occupera tout au long de la session concerne l’être, soit l’une des problématiques fondamentales de la philosophie grecque. Je reçois alors des regards incrédules et peux lire dans leurs visages : « Ouf,  la session va être longue…»

J’enchaîne donc en leur faisant remarquer que la recherche de l’essence, entendons ce qui nous permet de définir une chose et de la comprendre, ou encore, la recherche de l’essentiel, c’est-à-dire de ce qui compte vraiment, sont toutes deux directement reliées avec ce problème ; étymologiquement pour le moins, puisque les mots « essence » et « essentiel » sont directement dérivés du mot latin « esse », l’infinitif du verbe être. Encore là, mon auditoire est perplexe. L’atmosphère ne s’améliore pas… Il faut sortir l’artillerie lourde et ça presse!

« Encore aujourd’hui, leur dis-je, n’êtes vous pas vous-mêmes toujours confrontés à ce problème de l’être? Devant une chose qui vous intrigue ou que vous ne saisissez pas bien, ne vous demandez-vous pas : « Qu’est-ce? » ou encore « Qu’est-ce que c’est? » Aussi, devant une chose qui vous apparaît carrément bizarre,  mystérieuse, voire incroyable, ne vous est-il jamais arrivé de penser : « Mais qu’est-ce que c’est que c’est ça?! » » Éclats de rire et regards approbateurs!

Rien n’est gagné, mais peut-être que la session ne sera pas si longue quand le chemin de la question de l’être aboutira à se demander si tout est relatif, ou encore s’il y a une différence entre opinion et vérité…   

 

 

 

 


Christian Downs
Collège Montmorency

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